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 "Quand mon regard azur a croisé tes ailes candides." {ft Castiel}

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MessageSujet: "Quand mon regard azur a croisé tes ailes candides." {ft Castiel}   Lun 7 Juil - 19:53

La déesse se dressait fièrement au bord de l'immensité d'eau qui lui faisait face, écoutant silencieusement le refrain répétitif de la zone littorale. Les vagues qui s’écrasaient lentement sur le sable humide, le vent frais qui soulevait les cheveux bouclés et noirs d'Athéna comme le ciel qu'il traversait en cette soirée étoilée... Tout était calme, paisible. L'air maritime qu'elle respirait et qui emplissait ses poumons immortels regorgeait de pureté, de douceur. Chacune de ces sensations étaient uniques. Ensemble, elles se regroupaient pour former un inoubliable souvenir. Bon ou mauvais ?  La déesse hésitait encore à ce sujet, car ce souvenir, c'était celui d'un homme. Plus précisément le propriétaire de ces lieux, Poséidon. Combien d'années avait cette histoire à présent ? Athéna ne saurait compter. Malgré l'attitude hautaine dont elle avait fait preuve avec lui, elle espérait encore le revoir. Qu'est il devenu ? Ou est il ? Que fait il ? Ces questions tourmentaient son esprit à chaque fois qu'elle pensait à ce dieu. Son regard se posa sur l'étendue d'eau. Les étoiles s'y reflétaient comme dans un miroir, et la mer donnait l'impression d'être un prolongement du ciel.

Toujours pensive au sujet de son ancien prétendant, Athéna s'assit de côté, tout au bord de l'eau, à moité allongée. Rare étaient les moments calmes, presque narcotiques, que s'autorisait la déesse. Un agréable frisson la parcourue lorsque l'eau atteignit ses pieds. L'eau n'était surement pas sa matière fétiche, mais elle lui trouvait quand même une certaine beauté. Son élément, c'était le sang. Une chose moins romantique,certes, mais surement plus démoralisante pour l'ennemi. Athéna est si sensible à ce liquide rouge, qu'elle serait capable de reconnaitre à l'odeur le propriétaire de la plus petite goutte de sang. Soudain, une vague plus épaisse que les autres perçât la surface de l'eau, et de cette même vague, un cheval émergea, tout en se cabrant. Ou plutôt... Un kelpie. Une cheval des mers, souvent qualifiée de véritable monstre. La déesse se redressa, attentive à chaque mouvement de la créature. Athéna ne reculait pas. Elle faisait face au danger, sure d'elle. Bien que ce monstre ait une taille et une force considérable, il ne l'impressionnait pas plus qu'autre chose.

"Va. Retourne à l'eau."


Ordonna elle sur un ton posé.
Qu'elle soit la déesse du combat ou non, faire couler le sang d'une bête encore innocente pour l'heure ne l'amusait pas. Seulement, il était fort probable que ce genre de chevaux ne soient pas tellement obéissants, du moins avec Athéna. Consciente du danger malgré le fait qu'elle soit immortelle, elle concentra son énergie pour faire apparaître une sphère d'acier dans le creux de sa main, et la fit s'allonger pour qu'elle prenne la forme d'une lance. Immobile, son arme à la main, elle scrutait son adversaire, impassible, comme si son regard allait l'arrêter. Le kelpie quand à lui n'avait pas l'air très calme, et après quelques cambrures sauvages, il baissa la tête et se dirigea en marchant vers la déesse, comme pour la forcer de monter sur son dos. Mais Athéna connaissait ces créatures... Et pas question de se laisser emporter dans les tréfonds marins. Elle se contentait de le défier du regard, évitant silencieusement tout contact, et en le contournant à chacune de ses offenses.
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Pur
MessageSujet: Re: "Quand mon regard azur a croisé tes ailes candides." {ft Castiel}   Sam 12 Juil - 0:20


Ce besoin de se défouler. C’était ce que ressentait Castiel depuis quelques jours. Ce besoin, viscéral disons-le, d’extérioriser ses… sentiments ; de se laisser aller. Voilà pourquoi il se trouvait là, maintenant, sur cette plage, plage que l’on nommée «dorée» allez savoir pourquoi. Peut-être à cause du sable qui chauffait lentement sous le soleil et qui revêtait une petite couleur cuivrée au contact des rayons chaleureux ?

Qu’importe. De toute façon il n’en avait que faire et n’était certainement pas là pour admirer ces grains de sable. Quoi que… Peut-être vaudrait-il mieux ? Non… Ce qui lui ferait du bien, vraiment, c’était de se laisser complètement aller, de laisser libre court à ses sentiments, à son ressenti. Se laisser aller, laisser porte ouverte à sa colère ; à … lui. À ce qu’il essayait à tout prix de cacher, de cacher au reste du monde, au reste d’Hélésia, au reste … des gens qui n’avaient que faire de lui.

Castiel, solitaire, heureux de l’être et n’aimant que très peu la foule avait un rêve caché, enfin, si l’on pouvait appeler «ça» un rêve. Non, plutôt un désir caché. Lequel ? Celui d’être apprécier pour ne pas dire aimé, de plusieurs. D’être reconnu pour sa juste valeur. Oh ! Certes. Il était un Archange connut et admiré pour ses batailles mais c’était tout et encore… Certains le qualifiait surtout de ‘’chanceux’’ alors qu’il n’en était rien. Oh que non. Il était talentueux et savait se servir correctement de ses pouvoirs, ce qui le rendait pour ainsi dire, dangereux. D’autant plus que, rare étaient les Anges à savoir le faire, il savait se battre comme personne au corps à corps. En somme, Castiel était un guerrier redoutable.

Pourquoi n’était-il pas connut, aimé et adulé de tous alors ? Et bien… Parce que certains Anges étaient jaloux, vil sentiment oui, mais bien ressentit par quelques personnes. Le côté solitaire de Castiel n’aidait pas non plus. Traîner après les batailles ou les entrainements pour se pavaner de son potentiel n’était pas du tout, non du tout, son genre. Lui ce qu’il voulait, vraiment, c’était qu’on le laisse tranquille. Chose voulue, chose due. Et malgré qu’il le veuille du plus profond de son âme, il en souffrait. Paradoxal en soit.

Mais c’est ce qu’il était. Un être tout bonnement paradoxal. Un Archange hors du commun. Insaisissable. Mystérieux ; Complexe ? Voilà pourquoi il souffrait. Il se devait d’être seul, parce qu’il ne se sentait bien que comme ça, mais il souffrait ne de voir personne lui courir après. De ne voir personne assez insister pour rester auprès de lui malgré ses remontrances. Parce qu’il souffrait de voir que tout le monde se contentait de le féliciter de loin, de ne pas s’approcher, de ne pas venir l’embêter pour savoir comment il allait, ce qu’il faisait…

Castiel était devant cette étendue d’eau depuis un bon moment déjà. Il ferma les yeux, inspira un bon coup puis se concentra sur les vagues se fracassant contre les rochers non loin du bord de plage. Pourquoi se sentait-il si mal ? Il essaya de faire le vide en lui, de chercher son moi le plus profond, d’oublier tout ce qui l’entourait et de se concentrer seulement sur la question. Au bout de quelques minutes la réponse lui apparut. Oui. Ce qu’il voulait, lui, c’était d’avoir du monde à son balcon et d’imposer ses séances de … « Je veux rester seul » quand lui le décidait. Il voulait se savoir aimer, entouré, mais pouvoir rester seul, sans être déranger par qui que ce soit quand lui le voulait. Au moment même où il l’exigeait.

Mais il n'était pas un Dieu. Il ne pouvait se permettre d'avoir ce luxe-là. Voilà pourquoi il emmagasinait toute cette colère, toute cette tristesse sans rien montrer à qui que ce soit. Parce qu'il ne se comprenait pas non plus. Voilà pourquoi il se retrouvait sur cette plage où jamais personne n'osait s'aventurer de peur de croiser un Kelpie ou plus communément appelé « Cheval de Mer ». Parce qu'ici, il pouvait laisser libre court à ses sentiments, enlever toutes les barrières qu'il mettait à ses pouvoirs. Ici, il savait qu'il ne ferait de mal à personne.

Debout, les pieds enterrés sous le sable humide au devant de l'eau, les yeux fermés et l'esprit ouvert, il se laissa, justement, aller. Il avait l'impression que quelque chose, la mer peut-être, aspirait le vent qu'il y avait en lui. La mer commença à se déchaîner puis se calma. D'un coup. Comme ça.

Castiel fronça les sourcils. Il sentait une présence, non loin de là où il se trouvait. Mais il n'avait pas envie de bouger. Il se sentait comme... enraciné. Les jambes engourdies, l'âme assommée. Il essaya alors de nouveau de faire le vide en lui, d'essayer de savoir à quelle classe appartenait cette odeur. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour assimiler cette présence à celle d'un Dieu. Allez savoir lequel... Non vraiment, il n'avait pas envie de bouger, il n'en avait même pas la force. Il se sentait vide, endormi, engourdi, empâté, là les ailes déployées, les yeux fermés, les bras le long du corps, les pieds enfouis dans le sable et l'écume se fracassant contre ses tibias. Non vraiment. Il ne pouvait pas.
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MessageSujet: Re: "Quand mon regard azur a croisé tes ailes candides." {ft Castiel}   Dim 20 Juil - 17:19

Le vent était soudainement devenu moins fort. Quand au kelpie , il était toujours indomptable, désireux d'entraîner la déesse dans la cette mer aux couleurs de la nuit. Lorsque ce dernier fonça sur Athéna, celle ci prit appuie sur son arme d'une main, et stoppa la créature de l'autre, en repoussant sa tête. Pour finaliser le tout, elle écorcha le museau de son ennemi d'un souple coup de lance qui affola la créature marine. Un giclement de sang parvint jusqu'à la joue de l'immortelle, et le cheval des mers, paniqué, galopa à vive allure jusqu'à la mer ou il disparut dans la première vague venue. Athéna se retourna et marcha un bon moment le long de la mer, pieds nus sur ce sable doux et étincelant. Calmement, elle fixait l'horizon, droite, le regard sérieux. Elle s'arrêta soudainement pour observer un ange. Un homme de prestance imposante, élégante.  Ses ailes étaient déployées,tandis que ses yeux étaient fermés. La taille ainsi que la beauté impressionnante de ses ailes laissaient penser qu'il s'agissait d'un archange. Il avait l'air de se détendre, de passer un bon moment de relaxation. La déesse n'avait guère envie de partir pour ne pas le déranger. Combien de temps avait elle passé seule, ces derniers jours, à la recherche du danger, d'émotions fortes ? Ce soir, Athéna avait une certaine envie de compagnie. Bien sur, elle ne l'avouera jamais. La dignité avant tout. Confiante, elle fit quelques pas en direction de l'ange blanc, et s'arrêta près de lui. L'immortelle planta d'un coup sec sa lance dans le sable pour signaler sa présence, même si il était fortement probable que l'homme l'avait déjà remarqué. Une bourrasque de vent provenant de la mer souleva une nouvelle fois la chevelure noire d'Athéna. Elle entama un sujet de discussion, sur un ton sérieux et grave.

“Connaissez-vous le propriétaire de ces lieux ?”

Elle marqua un temps de pause, et reprit :

“Il aime s'isoler. Comme vous, me semble t-il.”

La déesse serra le manche de son arme, et celle ci se désintégra dans un petit éclat d'étincelle rougeâtres. A son habitude, elle n'était pas bavarde. Mais tout le monde a besoin de se divertir un eu à un moment donné, n'est ce pas ? Quoi qu'il en soit, elle ne laissera pas l'archange s'échapper, et est loin d'abandonner l'idée de parler avec lui.

Athéna obtient toujours ce qu'elle désire...
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